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Tant que je respire, j’espère Lettre d’information (en turc)

Science / Résumé / Écrans et sommeil

L'addiction à internet et au téléphone va-t-elle de pair avec un mauvais sommeil chez les adolescents ?

Étude unique · transversale ■■□□ niveau de preuve faible : trois lycées d'une même ville, un seul moment de mesure, données autodéclarées

Qui
Tous les élèves d'un lycée public (593 élèves) et de deux lycées privés (659 élèves) d'Izmir ont été invités ; 910 sur 1 252 (72,7 %) ont rempli le questionnaire. Ils avaient de 13 à 18 ans, 15,7 ans en moyenne ; 449 filles et 461 garçons. Les données ont été recueillies en mars et avril 2018.
Ce qu'ils ont fait
En classe, sous la surveillance des chercheurs, les élèves ont rempli la version courte de l'Internet Addiction Test, la Smartphone Addiction Scale et l'indice de qualité du sommeil de Pittsburgh. Une régression logistique a recherché les facteurs liés au mauvais sommeil en tenant compte simultanément de l'âge, du sexe, du niveau d'études des parents, de la santé perçue et du revenu familial perçu.
Ce qu'ils ont trouvé
L'usage d'internet était normal chez 72,4 % des élèves, problématique chez 19,2 % et pathologique chez 8,4 %. Dans ces trois groupes, les taux de mauvais sommeil étaient de 52,5 %, 72,6 % et 80,3 % (tableau 2). Après prise en compte des autres facteurs, l'odds ratio du mauvais sommeil par rapport aux utilisateurs normaux était de 1,83 dans le groupe problématique (intervalle de confiance à 95 % 1,22 à 2,74) et de 1,99 dans le groupe pathologique (1,23 à 3,87) ; chaque point de plus au score d'addiction au téléphone multipliait l'odds par 1,01 (le score va de 33 à 198) (tableau 5). L'odds était 1,50 fois plus élevé chez les filles et 1,39 fois plus élevé à 16 ans ou plus. Les corrélations entre les scores d'addiction et les composantes du score de sommeil étaient faibles (la plus forte, 0,38, avec la dysfonction diurne) ; aucun lien n'a été trouvé avec l'efficacité habituelle du sommeil.
Limites
Selon les auteurs : toutes les données sont autodéclarées ; un plan transversal montre une association, pas une relation de cause à effet. Selon notre propre lecture : l'échantillon provient de trois lycées d'une même ville ; la cohérence interne de l'échelle de sommeil dans cet échantillon était faible (alpha de Cronbach 0,64) ; le mauvais sommeil était défini par un score de 5 ou plus, alors que l'étude originale de l'échelle retient un score supérieur à 5, si bien que le taux est peut-être un peu surestimé ; les résultats ne peuvent pas être étendus aux adultes. Aucun financement n'a été reçu et aucun lien d'intérêts n'a été déclaré.
Qu'est-ce que cela signifie pour toi ?

Cette étude décrit un usage intensif d'internet et du téléphone et un mauvais sommeil qui apparaissent souvent ensemble chez les adolescents ; elle ne dit pas lequel influence l'autre. Si le sommeil d'un adolescent est perturbé depuis longtemps, il peut être utile d'en parler à un médecin. Ceci n'est pas un conseil.

Référence
Acikgoz A, Acikgoz B, Acikgoz O. The effect of internet addiction and smartphone addiction on sleep quality among Turkish adolescents. PeerJ. 2022;10:e12876. doi:10.7717/peerj.12876 · Accès libre (CC BY 4.0).
Rédaction
Équipe éditoriale de Nefesly, à partir du texte intégral de l'article. 11 octobre 2026.
Vérification des chiffres
Chaque chiffre de ce résumé a été vérifié un par un avec le texte intégral de l'article et ses tableaux 1, 2, 4 et 5 ; aucune correction n'a été nécessaire. 16 octobre 2026.
Droits d'auteur
Résumé rédigé à partir du texte intégral, et non traduit du résumé publié.